Faire venir Mon Panier Hebdo dans votre entreprise : le guide pratique
Salarié motivé, élu CSE ou RH : à qui en parler, ce que l'entreprise doit prévoir (très peu), ce qu'elle ne fait pas, comment convaincre vos collègues, et les objections classiques.
Vous avez envie de repartir du bureau avec un panier de légumes le soir, mais votre entreprise n’est pas encore partenaire ? Bonne nouvelle : la faire venir demande moins d’efforts qu’organiser le pot de départ de la compta. Voici la marche à suivre.
À qui en parler
Le service est ouvert aux salariés d’une entreprise partenaire, avec un code d’invitation. Pour que votre entreprise le devienne, il faut qu’une personne signe une convention de partenariat avec nous. Trois portes d’entrée, selon votre organisation :
- Le CSE, s’il y en a un. C’est souvent l’interlocuteur le plus naturel : il cherche justement des services utiles au quotidien des salariés.
- Les ressources humaines ou la direction, dans une entreprise plus petite.
- L’office manager ou la personne qui gère les locaux, parce que le point de dépôt, c’est chez elle.
Vous n’avez pas besoin d’être l’une de ces personnes pour lancer le sujet. Un salarié motivé qui transfère le lien de la page Entreprises, ça marche très bien. Vous pouvez aussi nous écrire depuis la page Contact : on prend le relais.
Ce que l’entreprise doit prévoir
Rassurez votre CSE tout de suite : la liste est courte.
Un point de dépôt accessible. Un coin de hall, un local, une table près de l’accueil : un endroit où le producteur peut poser les paniers et où les salariés viennent se servir librement, chacun le sien, à son nom. À l’abri du soleil et des radiateurs, c’est tout ce qu’on demande. Pas de frigo, on y revient plus bas.
Un référent. Une personne (RH, membre du CSE, office manager) qui sert de contact. Son rôle tient en deux lignes : elle reçoit un récapitulatif par email la veille de chaque livraison (nombre de paniers, créneau, producteur), et elle peut contresigner le bon de livraison avec le producteur au moment du dépôt. Pas de compte à créer, pas de mot de passe : un lien personnel dans chaque email suffit.
Une convention de partenariat. Un document signé entre l’entreprise et nous, qui décrit le point de dépôt, le référent et les règles du jeu. On vous l’envoie, vous le lisez tranquillement, vous le signez.
Un protocole de sécurité. Dès qu’un véhicule extérieur vient livrer dans vos locaux, la réglementation prévoit un protocole écrit entre votre entreprise et le producteur. On fournit un modèle prêt à remplir dans le kit entreprises : un document établi une fois pour toutes, pas une paperasse hebdomadaire.
Ce que l’entreprise ne fait pas
C’est souvent la partie qui débloque tout.
- Aucune facture à l’entreprise. Ni abonnement, ni frais de mise en place, ni participation à la livraison. Rien.
- Aucune subvention attendue. Chaque salarié gère son abonnement et paie son panier lui-même, par carte, depuis son espace. Le CSE n’a rien à financer.
- Aucune gestion. Le référent ne suit pas les commandes, ne distribue pas les paniers, ne traite aucun paiement. Il n’a d’ailleurs accès à aucune commande nominative : ce que chacun commande reste entre le salarié et nous.
En résumé, l’entreprise prête un bout de hall et un contact. Le reste, c’est nous et les producteurs.
Convaincre vos collègues
Une fois la convention signée, votre entreprise reçoit un code d’invitation à partager. C’est le moment de faire du bruit, et voici pourquoi ça compte.
La livraison d’une semaine est déclenchée quand un nombre minimum de paniers est commandé dans votre zone. Une zone, c’est votre entreprise et ses voisines sur le même site d’activité. Vos collègues comptent, mais aussi les salariés de l’immeuble d’à côté. Plus vous êtes nombreux dans la zone, plus les livraisons se déclenchent régulièrement.
Trois choses qui marchent bien :
- Partager le lien d’inscription pré-rempli (le code est déjà dedans) sur l’intranet, dans le canal d’équipe ou par email.
- Utiliser le kit de communication qu’on fournit : affiches pour la cuisine, messages prêts à copier.
- En parler aux entreprises voisines. Si vous connaissez quelqu’un dans l’immeuble d’en face, c’est un allié pour le seuil.
Les objections classiques (et ce qu’on répond)
« La moitié de l’équipe est en télétravail. » Aucun problème : chacun met son panier en pause pour la semaine depuis son espace, jusqu’au dimanche 23h59. Le panier de la semaine suivante reprend tout seul.
« On n’a pas de frigo pour stocker ça. » Pas besoin. Le panier est livré dans la journée et repart le soir même avec son propriétaire. Rien ne reste au bureau la nuit.
« Et si personne ne vient chercher son panier ? » Chaque panier est nominatif, donc chacun sait qu’il a le sien. Et si une semaine ne réunit pas assez de commandes dans la zone, la livraison n’a tout simplement pas lieu : personne n’est débité, personne ne se retrouve avec des paniers sur les bras. Le seuil protège tout le monde, le producteur comme les salariés.
« Le CSE n’a pas de budget pour ça. » Il n’en a pas besoin : le service est sans frais pour l’entreprise, et chaque salarié paie son propre panier.
« On n’est que dix dans nos locaux. » Le seuil se compte sur la zone, pas sur votre seule entreprise. Dix chez vous plus quinze chez les voisins, ça commence à ressembler à une livraison.
Et maintenant ?
Si vous êtes prêt à lancer le sujet, tout est sur la page Entreprises : le fonctionnement en détail et un formulaire pour nous présenter votre entreprise. On revient vers vous sous deux jours ouvrés. Le premier panier au bureau, c’est souvent plus proche qu’on ne le croit.